FEVRIER 2010. N°138
Sommaire
Acteurs
Lone Christiansen (Knauf Insulation)
Interrompre son trajet professionnel pour consacrer du temps à ses enfants, puis faire carrière, c’est possible. En témoigne Lone Christiansen, Group HR Director chez Knauf Insulation. Elle nous décrit le chemin accompli en RH par cette société qui, il y a sept ans, avait encore une gestion du personnel embryonnaire.
Dossier
Inventons l’entreprise « Gender Bilingual »
Directions très majoritairement masculines, inégalités salariales, stéréotypes, obstacles à la conciliation des temps de vie, absence de véritables ‘role models’, etc.: les entreprises sont encore loin de donner leur pleine mesure aux talents féminins. RH Tribune vous livre les clés pour réinventer le modèle et construire l’entreprise « bilingue hommes/femmes »
Fleet Tribune
En route vers demain…
Le Salon représente une vitrine pour celui qui veut découvrir les véhicules de demain. Cette fois, les choses semblent bouger: l’hybridation fait des émules, le tout électrique arrive et le gaz naturel progresse. Autant de nouvelles solutions viables pour le secteur fleet?
Références
- Initiatives – Entre innovation et valeurs sûres
- Employer Branding – « On ne cherche plus un job, mais une expérience de travail »
Article Complet
Infos
Le travailleur formé afficherait un gain de productivité de 4%
Mesurer le retour sur investissement de la formation peut être comparé à la quête du Graal. Un élément de réponse ressort d'une étude menée par les chercheurs Konings, Sels et Vanormelingen (KU Leuven). Au moyen d’un modèle économétrique, ils ont découvert qu’un travailleur dans l’industrie alimentaire qui suit une formation professionnelle est environ 4,2% plus productif qu’un travailleur non formé. Le salaire brut d’un travailleur formé est en outre supérieur de 2,4% à celui d’un travailleur qui n’a pas bénéficié d’une formation professionnelle.

Lorsque les chercheurs combinent les résultats, il s’avère que la valeur ajoutée supplémentaire qu’une entreprise peut réaliser en proposant une formation à un de ses travailleurs est supérieure de 1.385 euros aux coûts de cette formation. Ces résultats suggèrent que l’entreprise moyenne dans l’industrie alimentaire gagne en compétitivité en investissant dans la formation de ses travailleurs. Un gain qui est partagé par les travailleurs sous la forme d’un salaire plus élevé. Il faut toutefois attendre un certain temps avant que l’effet ne soit perceptible. Les effets positifs sur la productivité d’une entreprise ne se manifestent par exemple qu’après deux ans.
 
Cette étude a été réalisée en 2008 par la faculté Economie et Gestion des Entreprises de la K.U. Leuven pour le compte de l’IFP, le centre de formation de l’industrie alimentaire. Selon le rapport annuel de l’IFP, 13.000 travailleurs de l’industrie alimentaire ont suivi une formation via l’IFP en 2008. Il s’agit d’une hausse de 6% par rapport à 2007. Le centre de formation a ainsi atteint 15% des employeurs. Malgré les hausses annuelles, ce sont principalement les entreprises plus petites comptant moins de 50 travailleurs qui sont difficiles à atteindre. Grâce à un accord avec le secteur de l’intérim, les travailleurs intérimaires occupés dans une entreprise alimentaire peuvent également faire appel aux formations IFP depuis 2008. L’ambition de l’IFP est de renforcer cette croissance les prochaines années. L’IFP a pour objectif d’accroître l’utilisation de ses formations de 5% chaque année. L’IFP aidera en outre les entreprises à renforcer leurs efforts généraux en matière de formation de 0,10% du temps de travail chaque année (tant pour les formations IFP que pour les non-IFP).